Trouble de la personnalité borderline état limite.
Le trouble borderline est-il contagieux ? (au sens psychologique)
Les proches peuvent-ils se retrouver avec les traits du trouble borderline en fréquentant leur "border" ?
Borderline agent pathogène ?
(bien entendu dans les cas où le proche ne souffrait pas d'un trouble borderline)

Introduction:
La question posée ici est de savoir si un proche (non borderline) d'une personne souffrant d'un trouble de la personnalité borderline peut développer des traits de trouble borderline au "simple" contact du "borderline" ?
Bref si le trouble ne serait pas d'une certaine façon "contagieux" ?
(Il est bien entendu que le trouble n'est PAS "contagieux" aux sens biologique du terme, on n'attrape pas un trouble borderline comme on attrape une grippe !)
Un indice ?
Il est connu que de nombreux proches finissent par se retrouver en thérapie parfois même alors que "leur" "borderline" se trouve, lui, encore dans le déni... Il devient alors de fait logique de se poser la question d'une éventuelle "contagion"
Cycle de "contagion" biologique "classique"
Dans un cycle de contagion classique, il y a:
Le trouble borderline comme agent pathogène ?
Si le trouble est un agent pathogène alors dans cette hypothèse:
Facteurs pouvant favoriser cette "contagion" ?
Toujours dans l'hypothèse d'un trouble borderline qui serait "contagieux", il existe des facteurs favorisant cette "contagion"
Dans cette hypothèse, quels sont les symptômes que peut développer le proche "contaminé" par le trouble borderline de son aimé(e) ?
Quasi tous les symptomes DSM d'un trouble borderline ! Bref, tout ce qui constitue les bases d'un trouble de la personnalité borderline, interessant, non ?
Et pourtant, nous sommes la face à ce que l'on pourrait appeler un "trouble borderline réactionnel", une espèce de "trouble borderline post traumatique"... Si ce n'est pas de la contagion au sens propre, cela y ressemble vraiment beaucoup.
Bien entendu ce "faux trouble" avec "vraie souffrance" est lui, beaucoup plus facile à traiter qu'un "vrai" trouble de la personnalité borderline.
Y'a t'il possibilités d'être "immunisé" contre cette "contagion" ?
Nombreux sont ceux qui ont une solution radicale à proposer au proche, par exemple du type "partez en courant !".
C'est effectivement la solution dans le cas où il n'y a plus guère de choix, genre "je pars ou je fais finir par y laisser ma santé mentale"
Pour autant cette "contagion" ne peut s'opérer selon moi que si au moins ces deux facteurs sont réunis: Ces deux conditions réunies sont propices à cette fameuse "contagion"

Mais...

... alors vous êtes "immunisé" contre cette contagion.
Immunisé, oui, mais sans souffrances, non !
Il ne s'agit pas de confondre ici être "immunisé" et ne pas souffrir.
Ce n'est pas parce que vous comprenez (globalement) les comportements de votre "borderline", que vous savez que c'est son trouble qui provoque certaines réactions qui vous font mal, que vous comprenez du mieux possible sa souffrance, que pour autant vous ne souffrez pas vous-mêmes de cette situation.
Non, cette situation peut se révéler infernale à vivre, d'autant plus que votre "borderline" demeurerait dans le déni.
Il n'en demeure pas moins qu'elle est beaucoup plus supportable que cette incompréhension qui peut rendre à moitié dingue !
Mais vous êtes en train de dire qu'il faut fuir les personnes borderline !
Absolument pas... relisez donc ces pages et le site.
Non, je me contente de dire qu'il y a "risque" à les fréquenter.
Mais il est évident que si le bilan n'était que négatif, pourquoi de si nombreux proches resteraient si attachés à "leur border" ?
N'est-ce pas la preuve que ces personnes "apportent" !

Je fais parti de ceux qui pensent que "ça vaut le coup", qu'une fois que l'on a compris les mécanismes de défense des personnes souffrant d'un trouble borderline, on est beaucoup mieux armé pour y faire face et il ne faut pas oublier que le but que nous recherchons à l'AAPEL, c'est d'aider les personnes en souffrance à ouvrir les yeux sur leur problème, identifier leur trouble, voir que l'on peut en sortir et avoir les meilleurs traitements possibles.

Conclusion ?
Il y a, à priori, effectivement un risque pour tout proche d'une personne souffrant d'un trouble borderline et qui ne comprend rien à la situation (à juste titre) de développer de nombreux traits d'un trouble de la personnalité borderline.

Avec le temps, on peut se rendre compte que l'on a énormément appris de son partenaire ou ami "border" sans doute plus qu'au contact de n'importe qui d'autre.
Et comme dit le dicton, tout ce qui ne vous détruit pas vous rend plus fort et en l'occurence ce dicton semble totalement approprié.
Quand bien même ces 2 caractéristiques semblent contradictoires, oui fréquenter une personne souffrant d'un trouble borderline est enrichissant et à haut risque d'autant plus que l'on serait soit même avec des fragilités.

Bien entendu, le proche ne doit pas hésiter à s'appuyer auprès d'un professionnel s'il sent qu'il y a un risque pour lui de se "perdre".
Sachez que si vous le "proche", vous vous effondrez, alors il ne vous sera pas (plus) possible de pouvoir aider votre partenaire... vous aidez vous-même n'a alors strictement rien d'égoiste.

Bien entendu il ne s'agit ni de nier ni de comparer des souffrances... le "border" peut vivre un enfer... et le proche aussi !
Et aucun des deux ne l'a demandé, le "border" n'a pas demandé à souffrir de ce trouble et le proche n'a pas non plus demandé à souffrir en ayant des sentiments pour "son border".

Témoignage de J.
"Troublant effectivement. J'ai maintenant environ 2 ou 3 points au test en 13 points. A l'époque où je cherchais à comprendre (et où je ne comprenais rien), je suis monté à environ 7 points sur 8 sur les critères dsm.
J'ai fait une dépression, je me demandais si je n'étais pas fou, je pensais au suicide, bref la totale..."
Voir pages
Campagne de dénigrement
Contradictions des borderline
Insupportables ces borderline !
Le 'non-' est-il condamné à avoir tort ?
Mensonges des "non"
Le borderline a de la chance
Comment lui dire ?
etc


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R.

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Dernière mise à jour  2013
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Auteur Alain Tortosa, psychothérapeute, président fondateur de l'aapel
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