AAPEL
Trouble borderline état limite
Le point de vue du ministre de la santé française (Juillet 2003)

Introduction :

Nous avons contacté les députés français afin de les alerter sur la problématique du trouble borderline.
Parmi ceux qui nous ont répondu, M. Jeanjean, député de l'hérault et maire de Palavas les flots,ainsi que M. Roland Blum, député des bouches du rhône et maire des 11ème et 12ème arrt de Marseille ont eu l'heureuse initiative de contacter le ministre de la Santé afin qu'il nous fournisse son point de vue que voici...
Le point de vue du ministère de la santé :
(Courrier expédié le 4 juillet à M. le député Jeanjean qui a eu la gentillesse de nous mettre en copie)

"
Monsieur Christian JEANJEAN
Député de l'Hérault
Maire de Palavas-les-Flots
1 Bd Joffre
34250 PALAVAS-LES-FLOTS
 

Le ministre de la santé, de la famille
et des personnes handicapées
République française
Paris le 4 juillet 2003

Monsieur le député,

Vous avez appelé mon attention sur les préoccupations exprimées par Monsieur Alain TORTOSA, Président de l'Association d'aide aux personnes état limite (AAPEL), concernant les troubles de la personnalité "borderline" ou "état limite".

Ce trouble de la personnalité se caractérise notamment par une perturbation de l'identité et de l'image de soi, une instabilité affective, sources de passages à l'acte pouvant prendre la forme de gestes et de menaces suicidaires. Il est à l'origine d'une grande souffrance psychique. En outre, il existe une grande hétérogénéité dans la présentation symptomatique et l'insertion sociale des patients.

La prise en charge psychiatrique des patients fait intervenir psychothérapie et aide médicamenteuse.

De nombreux auteurs s'accordent à considérer qu'il convient de centrer la prise en charge clinique sur la résolution des crises et d'être très vigilant en cas de menace suicidaire qui peut justifier une hospitalisation limitée dans le temps.

A cet égard, la prévention du suicide chez ces patients rejoint la stratégie nationale de prévention du suicide, mise en place pour la période 2000/2005 dont les axes principaux concernent en particulier l'amélioration de la connaissance épidémiologique du suicide, le répérage de la crise suicidaire et l'amélioration de la prise en charge des patients.
...
 

Jean-François MATTEI
8, avenue de Ségur - 75350 Paris
"

Quant à la question posée par M. le député Blum, celle-ci a fait l'objet d'une réponse publiée au Journal Officiel du 14 juillet 2003 à la question écrite n°18321 posée par M. le député le 19 mai 2003. La réponse de M. le ministre de la santé étant bien sur identique.

Notre vision :
Nous ne pouvons que nous réjouir des paroles de M. le ministre de la santé qui reconnait là, l'existence officielle mais aussi la gravité du trouble borderline.

Cette gravité étant "double" selon ses propres dires du fait du risque suicidaire mais aussi de la souffrance psychique des malades.

Nous sommes donc tout à fait d'accord sur le constat ainsi que sur les intentions et nous espérons qu'elles seront concrétisées au plus vite.
Force nous a été de constater que de nombreux acteurs du monde médical en sont encore à nier l'exitence et ou la gravité du trouble.
Quant à la prise en charge suicidaire, nous sommes en possession de trop nombreux exemples qui nous permettent de la qualifier de "désastreuse".
Cette prise en charge se borne bien souvent à empêcher la personne de se tuer sur l'instant puis de la "laisser tomber" jusqu'à  la prochaine crise.
Le fait même que le ministre ait lancé un projet sur la période 2000 - 2005 prouve qu'il est totalement conscient de cet état pour le moins désastreux.

Pour ce qui est de l'Aapel, nous souhaitons que les paroles soient suivies d'actes et que l'on ne se contente plus de nous dire "c'est bien ce que vous faites", mais que d'une part l'état, les collectivités locales nous aident financièrement et que de d'autre part le corps médical soit un acteur à nos cotés pour améliorer une situtation que l'on peut qualifier sans crainte de catastrophique.

Vous pouvez vous aussi nous aider dans cette tâche en contactant les médias et en écrivant à vos élus

Le point de vue de l'inserm

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Mise en garde:
Toutes les informations présentes sur ce site sont dans le but d'aider à comprendre une maladie pour le moins "particulière" et déroutante
Mais aussi et surtout à soutenir les personnes qui souffrent, malades ou pas. En tous les cas, il est INDISPENSABLE d'avoir recours à un médecin psychiatre et/ou psychothérapeute spécialiste de la maladie pour confirmer ou infirmer un diagnostic
Quoiqu'il en soit le nom d'une maladie importe peu, ce qui compte, c'est d'appliquer le "bon" traitement à chaque malade
 

mise à jour page le 3 aout 2003