Trouble de la personnalité borderline, etat limite.
Pourquoi faire un test et non utiliser directement le DSM (manuel diagnostic américain) ?

// Pour accéder au test, cliquer ici \\

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Introduction:
Effectivement, on peut estimer que cette question est légitime. Il existe le DSM,(manuel diagnostique), DSM que l'AAPEL préconise (pour le diagnostic) et pourtant nous proposons sur le site un test qui ne reprend pas mot pour mot les criteres DSM du trouble de la personnalité borderline.
L'objet de cette page est donc de répondre au mieux à cette question: "pourquoi un test" ?
Rappel:
Le test utilisé par l'aapel n'est pas un outil diagnostic comme cela est précisé sur la page test, le but de ce test est de servir d'indicateur au même titre qu'un thermomètre indique une température. Le but est donc de permettre à n'importe qui sans la moindre connaissance "psy" de se poser la question "Et si... ?"
Quel est exactement l'objectif du test utilisé par l'AAPEL ?
Le test utilisé par l'aapel a pour vocation d'amener (j'ai bien dit "amener", le test n'est qu'une étape bien sur) des personnes souffrant d'un trouble de la personnalité borderline et non diagnostiquées au diagnostic de "trouble de la personnalité borderline DSM" ?"
Les tests sur Internet sont-ils une particularité de l'AAPEL ?
Au risque d'être d'une banalité extrême la réponse est "non ce n'est pas une spécificité AAPEL". Les sites proposant aux internautes des tests psys sont extrêmement nombreux...
Je me suis livré à une recherche sur le moteur "google" au moment de l'écriture des ces pages et j'ai facilement trouvé ceci: (ce n'est pas une étude exhaustive, bien sur)

NAMI - National Alliance for the Mentally Ill
"The Internet is helping overcome the stigma of mental illness and will continue to do so. It preserves anonymity while providing information about treatment options, current research, screening tests,..."
"Internet aide à surmonter les stigma de la maladie mentale et continuera à faire ainsi.  Il préserve l'anonymat tout en fournissant des informations au sujet des options de traitement, recherches en cours, tests, ..."

trouble bipolaire
http://www.healthyplace.com/Communities/Depression/nimh/bipolar_screening_test.asp
http://www.support4hope.com/bipolar_disorder/bipolar_test.htm
http://www.dbsalliance.org/questionnaire/screening.asp
http://www.mooddisorderscanada.ca/bipolar/bst/
http://www.psycom.net/depression.central.bipolar-screening.html

depression
http://depression.about.com/cs/diagnosis/l/bldepscreenquiz.htm
http://www.planetpsych.com/depresstest/
http://www.med.nyu.edu/psych/screens/odst.html
https://www.mentalhealthscreening.org/screening/select_screening.asp
http://allpsych.com/tests/diagnostic/depression.html
http://psydoc-fr.broca.inserm.fr/biblo_bd/Bdepression.html (Liste d'adresses sur la dépression, le stress psychosocial et les coûts en sante mentale proposées par les documentalistes DIC-DOC INSERM - rubrique "Tests d'auto-evaluation")
http://www.medecine-et-sante.com/calculsettests/angoissedepression.html

personality disorder screening
http://www.med.nyu.edu/psych/screens/personality.html
http://www.4degreez.com/misc/personality_disorder_test.mv
http://www.biologicalunhappiness.com/screen.htm

eating disorder
http://psychcentral.com/eatingquiz.htm
http://www.caringonline.com/eatdis/misc/edtest.htm
http://www.enfine.com/page10.html#anor

divers
http://www.healthyplace.com/site/tests/psychological.asp (liste de liens vers des sites proposant des tests)
http://www.adaa.org/Public/ScreeningTool.cfm
http://www.ocfoundation.org/ocf1070a.htm
http://www.alcoholscreening.org/screening/index.asp
http://psychcentral.com/ocdquiz.htm
http://www.winnipeg.cbc.ca/archives/ritalin/test.html
http://allpsych.com/tests/diagnostic/anxiety.html
http://www.stop-tabac.ch/fr/test_dependance.html
http://www.jeu-compulsif.info/index.htm
http://www.servicevie.com/02Sante/Test_medical/Stress/stress.html
http://www.personnalitelimite.org/page12.html

Les tests psy sont courants, ils sont largement pratiqués et permettent à chaque personne de se faire une idée, de se poser la question "Et si..."
L'aapel propose donc aussi son test, test qui n'est pas parfait bien sur, mais qui n'a pas non plus vocation de l'être.

Les livres aussi ? Bien sur !
Exemple:
Je réinvente ma vie - "Vous valez mieux que vous ne pensez".
De J.E. Young et J.S. Klosko
Montréal, Éditions de l'Homme, 2OO3. 361 p.
"... Dans cet ouvrage, les auteurs font appel aux ressources innovatrices de la thérapie cognitive dans le but de vous aider à identifier et à modifier vos pensées, vos sentiments et vos comportements inefficaces. Ils décrivent onze schémas fondamentaux, élaborent pour chacun un test diagnostique et proposent des méthodes progressives pour vous aider à surmonter vos anciennes blessures, vos croyances nocives et vos comportements négatifs"

Exemple:
Borderline, retrouver son equilibre
De Dominique Page
Odile Jacob, 2OO6
"Est ce que j'ai un trouble de personnalité borderline ? La liste de question que vous trouverez ci-apres ne peut en aucun cas vous permettre de poser un diagnostic définitif..."

Quel est le test le plus présent sur Internet à disposition du public et permettant de se reconnaitre (ou pas) dans un trouble de la personnalité borderline ?
Sans hésiter le DSM qui se présente comme un test. Cinq points positifs ou plus sur les neuf points font ressortir un trouble de la personnalité borderline tel que précisé dans le DSM IV..
Au moment où ces lignes sont écrites, je suis allé sur le moteur de recherche google.com et j'ai tapé "borderline "frantic efforts to avoid real or imagined abandonment" (1er critère DSM du trouble) et j'ai obtenu 528 sites
Preuve en est qu'il est extremement facile pour quiconque d'avoir accès à un test pour trouble de la personnalité borderline.

Le test utilisé par l'AAPEL n'a donc rien d'original à la seule différence qu'il reformule de façon plus claire des critères du DSM et qu'il n'a pas pour objet un auto-diagnostic mais de permettre de se reconnaitre (ou pas) dans un trouble de la personnalité borderline et ce dans le but de consulter un spécialiste.

Comment le test utilisé par l'AAPEL se présente ?
Rien de plus simple, 13 points dérivés des critères DSM (voir tableau de comparaison dans cette même page), si vous avez plus de 5 cinq points de façon régulière (que c'est plutot récurrent chez vous) alors il y a une possibilité que vous souffriez d'un trouble de la personnalité borderline et nous vous engageons dans un premier temps à lire le site de l'aapel, à remplir eventuellement un questionnaire de 85 questions disponible sur le site (questionnaire qui lui n'a pas vocation de "test" mais de "faire le point"), puis de consulter un spécialiste du trouble de la personnalité borderline
Il est bien sur précisé en larges caractères sur chaque bas de page du site qu'il faut consulter un spécialistes (ce que certains détracteurs "oublient" parfois de préciser lors de leurs "critiques")
Pourquoi ne pas utiliser les critères DSM pour le test ?
Tout simplement parce qu'ils sont des fois totalement incompréhensibles pour une personne qui n'a aucune culture psy.
Par exemple le point 9 du DSM IV pour le trouble borderline dit "survenue transitoire dans des situations de stress d'une idéation persécutoire ou de symptomes dissociatifs sévères"...
Sans culture psy, impossible de comprendre cette phrase qui dit en gros "quand une personne souffrant d'un trouble de la personnalité borderline est soumise à un fort stress, elle peut avoir de façon provisoire le sentiment d'être victime d'un complot contre sa personne (parano) ou quitter la réalité (sentiment irreel d'etre plus la, une façon de fuir)"

Au même titre que les 500 000 sites qui proposent des tests, nous pensons qu'il est plus aisé d'amener un futur patient à se reconnaitre dans une pathologie en utilisant un test simplifié et non les critères DSM de la dite pathologie. (le DSM est réservé comme outil diagnostic aux professionnels)

Comparaison test utilisé par l'aapel / DSM IV
Ce tableau de comparaison est à titre didactique, il n'a pas pour vocation de prouver que le test utilisé par l'aapel serait une reprise du DSM car ce test a une vocation d'indicateur, pas de diagnostic. Il permet juste de voir que les points utilisés dans le test ne reposent pas sur du vide mais s'inspirent vraiment du DSM
test utilisé par l'aapel
Inspiré du DSM IV
Problèmes relationnels 2. Mode de relations interpersonnelles
1. Efforts effrénés pour éviter les abandons...
8. Colères intenses et inappropriées..., etc
Incapacité à gérer ses émotions ou victime de ses émotions 4. Impulsivité...
6. Instabilité affective..
8. Colères intenses et inappropriées... etc
Changements d’humeurs soudains, intenses rapides ou fréquents 6. Instabilité affective due à une réactivité marquée de l'humeur
8. Colères intenses et inappropriées..., etc
Anxiété 6. (p. ex., dysphorie épisodique intense, irritabilité ou anxiété durant habituellement quelques heures et rarement plus de quelques jours)
Relations de type Amour / Haine. Pense autrui en Tout Bon / Tout Mauvais sans compromis 2. Mode de relations interpersonnelles instables et intenses caractérisées par l'alternance entre les positions extrêmes d'idéalisation excessive et de dévalorisation, etc
Sentiment d’être une " victime ", incapacité à accepter ses propres responsabilités 9. Survenue transitoire dans des situations de stress d'une idéation persécutoire, etc
Sentiment de déprime, tristesse ou de vide 5. Répétition de comportements, de gestes ou de menaces suicidaires...
7. Sentiments chroniques de vide, etc
Accès de colère fréquents ou imprévisibles (extériorisés ou pas) 8. Colères intenses et inappropriées ou difficulté à contrôler sa colère
Image de soi instable 3. Perturbation de l'identité: instabilité marquée et persistante de l'image ou de la notion de soi 
Peur de l’abandon 1. Efforts effrénés pour éviter les abandons réels ou imaginés
Comportements impulsifs autodestructeurs comme la Boulimie, Sexualité à risque, Anorexie, Dépenses incontrôlées, Alcool, Drogue, Conduite dangereuse, Abus de médicaments, … 4. Impulsivité dans au moins deux domaines potentiellement dommageables pour le sujet (p. ex.., dépenses, sexualité,toxicomanie, conduite automobile dangereuse, crises de boulimie)
Attaques de rage 8. Colères intenses et inappropriées ou difficulté à contrôler sa colère (p. ex., fréquentes manifestations de mauvaise humeur, colère constante ou bagarres répétées) 
Tentatives de suicides ou d’automutilation comme se couper, se brûler, se griffer 5. Répétition de comportements, de gestes ou de menaces suicidaires, ou d'automutilations
Les professionnels font-ils et utilisent-ils de même ce type de tests dérivés du DSM ?
Oui, absolument !
Par exemple, l'IPDE est un questionnaire de 100 points d'entrée qui se fait en face à face patient, psy... le questionnaire est semi structuré, c'est à dire que le psy pose des questions et selon les reponses du patient, pose d'autres questions prédefinies et note le resultat final entre 0 et 2 pour chaque question.
Ce questionnaire de diagnostic de trouble de la personnalité adopté par l'OMS(compatible CIM et DSM) est long à faire... il faut compter 4 heures environ.
C'est pourquoi il existe une version "light" de l'IPDE appelée "screening". Cette version light est sous la forme de 94 questions (il regroupe l'ensemble des troubles de la personnalité et pas uniquement borderline), questions pour lesquelles le patient répond "oui" ou "non". Il existe en version informatisée, version dans laquelle le patient peut répondre seul aux questions face à l'ordinateur.
Bien entendu les questions ne reprennent pas les phrases du DSM au meme titre que le test utilisé par l'AAPEL ne reprend pas les phrases du DSM (voir tableau de comparaison ci dessus)
Exemple de question de l'IPDE screen "Je laisse voir mes sentiments à tout le monde ?" "oui / non"

Le test utilisé par l'AAPEL n'est pas un outil diagnostic à proprement parlé au même titre que l'IPDE screen de l'OMS n'est pas non plus un outil diagnostic...

Quels peuvent êtres les inconvénients d'un test, quelle que soit son origine ?
Et bien tout simplement de se tromper et non d'avoir raison ! Le risque est donc bien dans les FAUX (les erreurs)
Quels sont les faux possibles en matière de test ? (la encore, quel que soit le test)
Il existe 2 types de "faux", les "faux positifs" et les "faux négatifs"
Le risque de faux négatifs avec le test utilisé par l'aapel
Donc un faux négatif existerait dans le cas où le test utilisé par l'AAPEL dirait "non, non toi tu n'as pas de risque de trouble borderline" alors meme que la personne souffrirait d'un trouble borderline !

Bien entendu on ne peut pas parler de faux négatif si une personne répond à coté aux questions.
En effet, si une personne répond "non je ne suis pas angoissée", soit parce qu'elle ment, soit parce qu'elle est non consciente de son angoisse, le pauvre test n'y est pour rien... ce risque est du même ordre en prenant les questions du DSM et probablement amplifié par le fait que l'on peut ne pas bien comprendre certaines questions.

Pour qu'un test soit crédible on doit partir du principe que les réponses de celui qui le passe sont crédibles, sinon ça veut plus rien dire (il appartient au praticien de vérifier la crédibilité de son patient dans son travail avec celui ci mais c'est du domaine de l'après test)

Nous nous plaçons donc dans le cas où une personne qui serait bien consciente d'elle meme et qui répondrait sincerement aux questions auraient comme résultats "non pas de risque"
Le test reprenant les criteres et des problematiques liées au trouble borderline (voir tableau), nous n'avons JAMAIS rencontré ce cas de figure... et je pense que le test utilisé par l'AAPEL ne peut PAS faire de faux négatifs !
Un autre point qui va dans ce sens, strictement aucun des detracteurs de l'aapel nous accuse en disant "le test aapel est dangereux, il fait croire à des borderline qu'ils n'ont rien !"
Non leur critique est à l'opposée, ils disent "vous faites croire ou cherchez à faire croire à des gens qui n'ont pas de trouble borderline qu'ils en ont un"... argument qui va donc bien dans le sens qu'il n'y a pas de risque de faux négatif.

Et c'est heureux !!! En effet imaginez un test sur le cancer qui vous dirait "non y'a pas de risque que tu aies un cancer" alors que vous en auriez un !
Encore une fois, il s'agit d'un test et non d'un outil diagnostic... une personne qui aurait un résultat négatif au test aapel et qui aurait quand même des doutes devrait aller consulter un spécialiste du trouble de la personnalité borderline pour s'en assurer.

Quel est le risque de faux positifs avec le test utilisé par l'aapel ?
Pour disposer d'une réponse scientifiquement vérifiée, il faudrait disposer de moyens que nous n'avons pas encore. Si vous disposez d'un budget pour faire évaluer des personnes en double aveugle avec ce test et avec un test éprouvé, n'hésitez pas à nous contacter, nous sommes preneurs !

En tous les cas et à l'heure où ces lignes sont écrites, nous ne connaissons pas(0) de personnes diagnostiquées borderline par un spécialiste du trouble borderline et qui ne se reconnaissent pas dans le test utilisé par l'AAPEL. Ce n'est pas une preuve mais en tous les cas un indice fort de validité du test au regard des centaines de milliers de visiteurs du site.
Croyez bien que si ces personnes existaient en nombres, nos détracteurs les auraient trouvées !

Pour revenir à la question, le test etant en 13 points et la barre fixée arbitrairement à plus de 5 points, il est evident que le risque de faux positif sera plus important pour une personne qui se pense avec 6 points sur 13 que pour une personne qui se pense à 12 points sur 13.
Plus le nombre de points est important et plus la probabilité de trouble borderline est importante (c'est logique)

Certains pourraient dire "mais alors pourquoi ne pas fixer la barre à 8" par exemple ?
Tout simplement parce que certaines personnes sont parfois conscientes de leurs problemes mais pas totalement...
Ces personnes auront  une tendance naturelle à se sous-evaluer (en toute honnêteté) par exemple parce que ça fait peur et se voir alors avec 6 ou 7 points alors qu'après quelques séances chez un psy elle pourraient découvrir qu'elles en ont en fait 9 ou 10

Si on remonte le critere à 8 points, alors la personne de cet exemple se retrouve avec un "faux négatif", ce qui peut se reveler dommageable pour elle car elle a en fait un trouble borderline malgré un peu de "déni"
Nous préférons donc faire des "faux positifs" que des "faux négatifs", meme s'il y en a peu

Quels peuvent être les types de faux positifs générés par le test utilisé par l'aapel ?
Nous n'avons, à ce jour, jamais vu de faux positifs de personnes conscientes et honnetes avec des scores de plus de 8 points (je ne dis pas que c'est 100% impossible mais nous n'en connaissons pas)
Rappelons qu'un faux positif existe lorqu'une personne se reconnait avec un trouble de la personnalité borderline est qu'elle consulte un spécialiste du trouble qui lui confirme qu'elle ne souffre pas d'un trouble borderline (la notion de faux positif ne peut pas exister, bien sur, dans le cas où une personne irait consulter un "spécialiste" qui penserait que le trouble borderline n'existerait pas... il est évident qu'il lui serait impossible de dire "oui vous avez un trouble borderline")

Nous avons par contre vu des faux positifs à 4, 5, voire 6 points.
Et ce, chez certaines personnes qui cherchent des réponses à leur malêtre et qui voient le trouble borderline comme une réponse possible.
Il savere qu'elles pouvaient souffrir de troubles anxieux, personnalité evitantes, dépression, etc...
Il ne faut pas oublier non plus qu'il y a forte comorbidité entre trouble de la personnalité borderline et d'autres troubles comme les troubles anxieux, depression, troubles alimentaires, etc... une personne peut donc bien avoir les 2 à la fois...

"Fabriquer" des faux positifs présente-il une "gravité" ?
Rappelons que les personnes qui font ce test SAVENT que ce test n'est pas un outil diagnostic, elles sont donc consciente des limites du test et peuvent et doivent s'attendre à ce qu'il ne soit pas parfait !

Quand bien même le test semble d'une grande fiabilité, il génère malgré tout quelques faux positifs (ce qui est à notre honneur), mais est-ce "grave" pour les quelques personnes à qui cela pourrait arriver ?

Mais quid du patient qui serait convaincu de souffrir d'un trouble de la personnalité borderline et de son psy qui affirmerait le contraire ?
Certains pensent qu'il serait malsain, voire dangereux, de "mettre dans la tête" d'un patient un trouble alors même que son psy penserait le contraire
Sous entendu qu'un test pourrait se révéler "néfaste" car il pourrait mettre en porte à faux le psy...
Dérives possibles vers l'auto-diagnostic, conséquences éventuelles ?
Le risque d'auto-diagnostic n'est pas une spécificité du test utilisé par l'aapel. Rien ni personne ne peut interdire à une personne de s'auto-diagnostiquer avec les critères DSM du trouble borderline et ce d'autant plus que le DSM est un manuel diagnostique. En ce sens, le test que nous utilisons qui n'a que valeur d'indicateur et qui ne prouve pas à 100% la présence d'un trouble borderline, serait moins à risque que l'utilisation du DSM par le public.

Mais pour autant, c'est une possibilité. Quand bien même il est écrit de façon claire que le test n'a pas pour vocation de s'auto-diagnostiquer, certaines personnes peuvent passer outre cette information.

En médecine générale il est d'usage de prévenir l'auto-diagnostic, non pas parce qu'il est dangereux mais parce qu'il peut aboutir à un auto-traitement (auto médication par exemple) qui peut se révéler dangereux, par exemple parce qu'il serait inadapté à la pathologie du patient.

Et dans le cas d'un trouble de la personnalité borderline ?
Imaginons qu'une personne tombe sur le site de l'aapel, qu'elle fasse le petit test et que du fait du test, elle s'auto-diagnostique car, tel est son désir et malgré nos mises en garde.
Et alors ?
Cette personne va affirmer à tort (ou à raison) "j'ai un trouble borderline"

Qu'est-ce que le site de l'aapel (et les autres) va lui apprendre ?

1) Le trouble borderline est une maladie dont on peut guérir > Ce qui est plutôt une bonne nouvelle et source d'espoir. Cette personne vient de d'auto-diagnostiquer à tort (ou à raison) avec une maladie qui se soigne.

2) Le trouble borderline se traite par médicaments(si nécessaires) ET par une psychothérapie adaptée à la pathologie > S'auto-médiquer risque de ne pas être à la portée de cette personne car les molécules ne sont pas en vente libre et surtout cette personne va lire qu'il est INDISPENSABLE de suivre une psychothérapie pour en sortir le plus rapidement possible et dans les meilleurs conditions.
En toute logique, si vous pensez "j'ai cette maladie" et que vous lisez "cette maladie se guérit si vous allez voir un spécialiste pour avoir un traitement adapté", et bien vous irez voir un spécialiste... et on en revient à la question précédente du patient face à un psy qui lui trouve éventuellement un autre diagnostic.

Témoignage de "B" qui ne ... se reconnait pas dans le test
"...J'ai lu (et relu) de très nombreuses pages de votre site et notamment fait votre test, regardé votre questionnaire et lu et relu la différence entre borderline et bipolaire, les enjeux du diagnostic et les devoirs des médecins psychiatres. Je ne sais pas si je suis bipolaire mais je suis sûre que je ne suis pas borderline..."
Voir témoignage complet
Conclusion
Voila pourquoi le test utilisé par l'AAPEL est un BON test et que nous chercherons à l'améliorer, si c'est possible, mais qu'il est hors de question pour nous de priver les personnes de cette aide précieuse

Voir pages droit à la dignité et maladie mentale, dé-stigmatiser

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Ouvrages sur le trouble borderline
.dans l'emotion d'une borderline

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Mise en garde:
Toutes les informations présentes sur ce site sont dans le but d'aider à comprendre une maladie pour le moins "particulière" et déroutante
Mais aussi et surtout à soutenir les personnes qui souffrent, malades ou pas. En tous les cas, il est INDISPENSABLE d'avoir recours à un médecin psychiatre et ou psychothérapeute spécialiste de la maladie pour confirmer ou infirmer un diagnostic
Quoiqu'il en soit le nom d'une maladie importe peu, ce qui compte, c'est d'appliquer le "bon" traitement à chaque malade
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Dernière mise à jour 2016.

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Auteur Alain Tortosa, praticien en psychothérapie, président fondateur de l'aapel
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